Témoignage : Se reconvertir en opticien mobile à 40 ans ? C’est possible !

Au sein du réseau Les Opticiens Mobiles, certains de nos opticiens franchisés nous rejoignent après avoir effectué une reconversion professionnelle. Irène en est un très bon exemple. Opticienne à domicile depuis le mois de septembre, cette ancienne professeure des écoles est déjà passée par la case reconversion à 2 reprises.. Aujourd’hui, elle nous partage son parcours plein de rebondissements. 

Irène Cahier, portrait d'une assistante dentaire devenue Opticienne Mobile après une reconversion.

Bonjour Irène. Peux-tu  te présenter ? 

Moi, c’est Irène Cahier. J’habite un petit village dans les Hautes-Pyrénées. Je suis d’origine nantaise, mais je suis venue dans la région par goût pour la randonnée et le parapente, que je pratique. 

Et que faisais-tu avant de rejoindre Les Opticiens Mobiles ?

J’ai commencé par l’enseignement, mon premier métier coup de cœur. J’ai été professeure des écoles pendant 9 ans. Au bout d’un moment, ce métier-là ne me correspondait plus, j’en avais fait le tour, et mon quotidien professionnel ne ressemblait plus à ce pourquoi je m’étais engagée au départ. C’était le moment de changer, et j’ai voulu basculer dans le domaine de la santé. Je suis repartie sur une formation qui pouvait se faire en alternance et j’ai choisi l’assistance dentaire. Ça a été un métier vraiment très intéressant, que j’ai également exercé pendant 9 ans. Et puis j’avais besoin de me renouveler, d’évoluer, de grandir. J’avais besoin d’apprendre encore, et le métier d’assistante dentaire ne répondait plus à ces attentes. Je voyais que je stagnais professionnellement. J’avais 40 ans, et je me suis beaucoup questionnée. Finalement, je me suis relancée sur un domaine qui me tient aussi à cœur : la vue. 

Qu’est-ce qui t’a donné envie d’opérer ce nouveau changement ? 

Il y a eu plusieurs éléments. Tout d’abord, mon engagement dans le milieu associatif auprès de personnes non voyantes a été le déclencheur pour m’orienter dans le secteur de la santé visuelle.

Ensuite, le passage du Covid, qui a complètement bouleversé l’organisation du cabinet dentaire dans lequel je travaillais. Je me suis retrouvée à faire beaucoup d’administratif, à être moins dans la salle de soins, et moi j’ai besoin d’échanges, de communiquer. Un déséquilibre s’est creusé, et j’étais complètement perdue dans cette réorganisation. Le cabinet n’allait pas changer, donc c’était à moi de faire la démarche.  Je ne me voyais pas “juste” changer de cabinet. J’avais besoin d’un véritable changement. Ça a été l’amorce de ma seconde reconversion vers le métier d’opticienne.  

Quelles ont été les étapes pour entamer ta transition dans le métier d’opticien à domicile ?

Dès lors que j’ai pris la décision de changer de métier, je me suis tout de suite orientée vers l’optique à domicile.  Comme j’ai besoin d’échanges, de contacts, et d’apporter une aide à la personne, m’orienter vers le domicile était une évidence. D’ailleurs, exercer en magasin, je l’ai connu un peu lors de ma formation, mais ce n’est pas du tout ce que je recherchais. J’avais la nécessité d’être au plus proche de la personne – et c’est d’ailleurs en partie ce pourquoi j’avais quitté mon ancien métier. De toute manière, être opticienne à domicile, c’était mon objectif, le projet que je voulais mettre en place avant même de (re)commencer des études dans l’optique. 

Quels ont été tes doutes lors du départ vers cette nouvelle voie professionnelle ? 

J’étais déterminée, je voulais être opticienne à domicile, mais maintenant, allais-je être capable de repartir pour deux ans d’études minimum.

Même si j’avais des incertitudes sur le fait de reprendre une formation, je me suis rapidement rassurée sur mes capacités de réussite du fait que je suis une personne  assez scolaire, qui aime se former. Même si cela a été difficile, je n’avais plus le choix : j’étais engagée, et je ne me voyais pas m’arrêter. De toute façon, ce diplôme était la condition sine qua non pour mettre en place ce projet qui me tenait à cœur : l’optique à domicile. Donc j’ai été jusqu’au bout.

D’autres doutes ou peurs sont venus plus tard, au moment de me lancer. Avec la franchise, on s’engage sur le côté financier, notamment. Et là, j’ai commencé à me demander si j’allais “avoir les épaules assez larges” ? Heureusement, la qualité de l’accompagnement proposée par Les Opticiens Mobiles m’a permis de lever la plupart de mes doutes. Certains sont encore présents, car c’est le début.  Mais comme, je ne me vois pas faire autre chose, j’y vais à fond !

Comment tes proches ont réagi lorsque tu as partagé ton projet ? 

Mon conjoint a été enchanté : il a complètement adhéré à mon projet de devenir Opticienne Mobile. C’est important puisque c’est quand même mon premier partenaire. Il fallait qu’on soit d’accord. 

Ensuite, c’est vrai que ma maman a eu quelques peurs : ça l’inquiète d’ailleurs encore aujourd’hui. 

Ma sœur est dans la même démarche que moi, à toujours vouloir se former. Elle m’a dit “vas-y, lance-toi, c’est le moment, tu as encore l’énergie, il faut y aller”. 

Du coup, j’avais quand même l’appui de la majorité de mes proches, donc ça m’a aussi réconfortée. C’était très important d’avoir leurs avis, et qu’ils me soutiennent. 

Selon toi, quelles sont les qualités indispensables pour se lancer dans une reconversion professionnelle totale comme la tienne ? 

Alors la première qualité qui me vient, c’est la persévérance. C’est tout de même deux années d’études minimum pour  devenir opticienne. Il y a eu des hauts et des bas, comme dans chaque aventure, surtout la deuxième année d’études. Il a fallu s’accrocher. Je l’ai fait et je suis très contente aujourd’hui d’avoir réussi. Je suis fière aussi !

On me dit souvent : “Mais quel courage tu as eu !”. Alors, je citerai aussi peut-être comme deuxième qualité, le courage. Moi, je ne m’en rends pas forcément compte, parce que cette bifurcation vers le métier d’opticienne à domicile, c’était avant tout un choix, une nécessité pour moi. 

Enfin, il faut y croire. Il faut croire en soi. Qu’on est capable de le faire, et de repousser ses limites. Et ça marche, j’en suis la preuve !

Quel conseil donnerais-tu à un professionnel qui envisage une reconversion comme la tienne ? 

Déjà, d’avoir bien préparé son projet. C’est quand même un engagement, donc ça se prépare tranquillement. Il faut bien se projeter financièrement, parce que l’engagement financier n’est pas négligeable. Il faut bien connaître aussi ses limites au niveau de sa vie personnelle, les déterminer avec son ou sa partenaire, et vraiment être motivé et croire en son objectif.

Merci Irène pour ton beau témoignage sur ton parcours de reconversion comme  Opticienne  Mobile.

Avec plaisir, j’espère que mon expérience aidera certains à se poser les bonnes questions, et surtout, à sauter le pas !

À l’instar d’Irène, notre modèle de franchise d’opticiens à domicile séduit de plus en plus de personnes attirées par l’utilité du service et le fait d’être reconnu comme un professionnel de santé. Si tel est votre cas, alors il est peut-être temps de franchir le pas. Visionnez notre webinaire pour savoir si c’est le bon moment pour vous lancer

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