Métier d’opticien : oser réinventer sa carrière sans quitter sa passion
Vous avez votre BTS opticien-lunetier en poche, quelques années d’expérience dans le métier, et l’envie de vous réinventer. Bonne nouvelle : le métier d’opticien offre bien plus de possibilités qu’on ne l’imagine. Découvrez comment 4 professionnels ont transformé leur diplôme en tremplin vers des carrières riches de sens, d’autonomie et d’épanouissement, sans jamais quitter leur passion pour l’optique.
Le métier d’opticien : un univers de possibles
Soyons honnêtes : quand on décroche son BTS opticien-lunetier, l’avenir professionnel semble déjà écrit. Intégrer un magasin d’optique, vendre des montures, gérer les commandes, ajuster des lunettes, conseiller la clientèle. Un parcours qui offre de belles opportunités.
Puis arrive ce moment – peut-être êtes-vous en plein dedans – où vous vous demandez : « Et si j’explorais d’autres facettes du métier ? » Cette formation pointue en contactologie, en réfraction avancée ou en basse vision que vous avez acquise, vous aimeriez peut-être l’approfondir. Ou peut-être cherchez-vous davantage d’autonomie dans votre organisation.
La bonne nouvelle ? Le diplôme d’opticien est en réalité un passeport vers des carrières insoupçonnées. C’est exactement ce que nous ont partagé Emre, Guillaume, Romain et Camille lors d’un webinaire sur la thématique « Nouvelle génération d’opticiens : oser, créer, évoluer sans quitter sa passion ».
Quatre parcours distincts, quatre tempéraments, mais un fil rouge indéfectible : l’amour de la santé visuelle et l’audace d’avoir osé réinventer leur quotidien professionnel. Du cabinet d’ophtalmologie à la mobilité, de l’industrie à l’entrepreneuriat, ils prouvent qu’après le BTS, les chemins sont multiples. Et surtout, qu’évoluer dans la filière visuelle, c’est souvent la meilleure façon de retrouver ce qui vous anime vraiment.
Quatre parcours, une même passion : portraits croisés d’opticiens qui osent.
Emre Célébi : transmettre l’excellence, du cabinet d’ophtalmologie à Instagram
« Le patient mérite une prise en charge de qualité, quel que soit l’opticien qu’il consulte. »
C’est cette conviction qui anime Emre. Après six ans d’expérience et un parcours de formation exceptionnel (BTS, licence, puis l’intégralité des DU à Saint-Étienne jusqu’au master Expertise Science de la Vision), il s’oriente vers le cabinet d’ophtalmologie.
Aujourd’hui, il jongle entre réfraction avancée, OCT, adaptation d’orthokératologie et lentilles sclérales. Mais ce qui le passionne vraiment ? Élever toute la profession. Via ses pages Instagram/LinkedIn et son entreprise OptoDay, il crée du contenu pour former les opticiens aux dernières recherches et techniques avancées.
Son plus grand défi ? Trouver sa légitimité et son rythme. « En arrivant en cabinet, je me suis demandé : est-ce que j’ai vraiment ma place ici ? Heureusement, j’ai trouvé un ophtalmo qui savait quoi faire de moi. Et aujourd’hui, j’ai même un peu trop de travail ! » Et puis il a fallut jongler entre mes deux activités – qui représente environ 10 heures par jour – « Le soir, je ne me dis pas ‘encore 2h d’OptoDay’. Non, je fais 2h d’OptoDay, et après ma journée est complète. Quand le sujet te passionne, ça va tout seul. »
Guillaume Huertas : des grandes enseignes à la liberté en mobilité
Guillaume a fait ses armes dans les plus belles enseignes d’optique. Puis il a découvert une autre dimension du métier : celle qui consiste à aller vers les personnes qui ne peuvent se déplacer facilement.
« Il y a toute une partie de la population qui a de grosses difficultés pour se rendre en magasin. »
Alors Guillaume est devenu opticien mobile en Côte-d’Or avec la franchise Les Opticiens Mobiles. Son nouveau bureau ? Sa voiture, transformée en « magasin de poche ». Ses nouveaux clients ? Des personnes âgées en EHPAD, des patients à mobilité réduite, des familles isolées.
Le déclic ? L’envie d’entreprendre, d’exercer le métier d’opticien selon ses propres valeurs, et un enfant d’un an qui a accéléré ce projet.
Et la solitude de l’entrepreneur ? « Je pars seul sur les routes, mais j’ai toujours mon téléphone, ma centaine de collègues, et la trentaine de personnes du siège en support. Le siège gère une grosse partie de l’administratif, ce qui me libère du temps avec mes patients. »
Romain Rosselot : bâtir des cabinets où il fait bon travailler
Une dizaine d’années comme opticien dans les magasins parisiens, puis le retour aux sources à Tours avec une vision précise : créer des cabinets d’ophtalmologie qui fonctionnent vraiment bien, tant sur le fond que sur la forme.
Aujourd’hui, Romain dirige 3 cabinets pluridisciplinaires avec une équipe de 15 personnes (ophtalmologistes, orthoptistes, optométristes). Son vrai métier ? Manager et créer du lien.
« Ce qui me fait lever, c’est de préserver cet esprit d’équipe. Avoir une cohésion, une certaine bienveillance entre tous. C’est ça qui fait que ça fonctionne bien. Considérer les gens et leur travail, c’est hyper important. »
Le plus grand défi ? Fédérer une équipe autour d’un projet quand personne ne vous connaît encore. « Il y a une prise de risque. Il faut être assez sûr de soi. »
Mais l’aventure valait le coup : aujourd’hui, Romain profite de la souplesse entrepreneuriale pour jongler entre vie professionnelle et vie de jeune papa.
Camille Schmitt : l’industrie, un terrain d’exploration passionnant
BTS, puis DU jusqu’au bac+5 pour obtenir le diplôme européen d’optométrie. Camille a tout exploré : magasin, cabinet, enseignement. Depuis 6 ans, elle a trouvé son équilibre dans l’industrie comme technico-commerciale pour un laboratoire de lentilles.
Son quotidien ? Adaptations de lentilles complexes, formations sur le terrain, accompagnement des opticiens et ophtalmologistes de l’Est de la France. Et depuis plus de 6 ans, elle organise le Congrès d’Optométrie et Contactologie (COC) en tant que membre du conseil d’administration de l’AOF.
Ce qui la fait vibrer ? « On tombe sur des gens handicapés visuellement et grâce aux lentilles, ils revoient. Ils sont vraiment reconnaissants. C’est très gratifiant. »
Son secret pour tout gérer ? Un agenda partagé avec son conjoint (lui aussi dans le métier), une discipline de fer, et une vraie curiosité pour la formation continue. « Je me suis toujours intéressée à ce que je pouvais faire de plus. Comment continuer à me former ? »
Ce qui les anime vraiment : utilité, plaisir et liberté
Quatre parcours, quatre personnalités. Pourtant, une évidence traverse chaque témoignage : ils adorent ce qu’ils font. Cette satisfaction repose sur trois piliers qui redonnent tout son sens au métier d’opticien.
Retrouver le sens de son métier
« Ce qui m’anime toute la journée, c’est que je me sens utile. Souvent, les familles de mes patients me disent : on nous a enlevé une grosse épine du pied. »
Cette sensation d’avoir un impact réel sur la vie des gens, c’est précisément ce qui manquait à Guillaume en magasin. Et il n’est pas le seul. Emre l’a retrouvée en formant toute une profession via OptoDay, en partageant les dernières recherches pour que chaque opticien puisse mieux accompagner ses patients. Romain en bâtissant des cabinets où l’esprit d’équipe et la bienveillance ne sont pas de vains mots. Camille en accompagnant des malvoyants dans l’adaptation de lentilles complexes qui changent leur quotidien.
Le métier d’opticien retrouve ici son essence : prendre soin de la santé visuelle, créer du lien humain, résoudre des problèmes concrets qui ont un impact immédiat.
Quand la passion redevient le moteur
« Premièrement, je me lève parce que j’aime ce que je fais », déclare Emre sans détour.
Cette phrase pourrait sembler évidente, mais combien d’opticiens peuvent encore la prononcer après quelques années ? Le plaisir n’est pas un luxe, c’est le carburant qui fait tenir sur la durée. On l’entend dans leurs voix : l’excitation d’une adaptation lentille particulièrement difficile qui réussit, la fierté d’un cabinet qui fonctionne bien, la joie de transmettre un savoir qui fera vraiment la différence.
Emre va plus loin : « Le soir, je ne me dis pas ‘encore 2h d’OptoDay’. Non, je fais 2h d’OptoDay, et après ma journée est complète. Quand le sujet te passionne, ça va tout seul. » Quand on retrouve le plaisir dans son métier, les heures ne se comptent plus de la même façon.
La liberté de construire son propre modèle
Guillaume, Romain et Camille travaillent autant, sinon plus qu’avant. Mais ils ont retrouvé quelque chose de fondamental : la liberté de construire leur métier selon leurs valeurs.
Guillaume a choisi l’indépendance pour servir une population invisible, celle qui ne peut plus se déplacer. Romain s’est lancé dans l’entrepreneuriat pour créer des cabinets humains, où les gens ont envie de travailler. Camille a opté pour l’industrie pour varier les casquettes et ne jamais s’enfermer dans une seule pratique.
« L’avantage d’être à son compte, c’est qu’on peut s’organiser comme on le souhaite », résume Guillaume. Cette liberté n’est évidemment pas synonyme de facilité. Elle demande de la discipline, de l’organisation, parfois des sacrifices. Mais elle offre quelque chose d’inestimable : l’alignement entre ce qu’on est vraiment et ce qu’on fait au quotidien.
Les défis à franchir (et comment ils les ont surmontés)
Le syndrome de l’imposteur
« En arrivant en cabinet, c’est compliqué. On se dit : est-ce que j’ai vraiment ma place ici ? »
La question d’Emre résonne chez beaucoup d’opticiens qui sortent du schéma classique. Cette crainte de ne pas être à la hauteur face aux ophtalmos et orthoptistes déjà installés, ce syndrome de l’imposteur qui vous fait douter de vos compétences.
Pour Emre, la réponse a été claire : la formation. Pas seulement pour accumuler des diplômes, mais pour gagner en confiance technique. « À partir du moment où tu es sûr de ta pratique, les portes s’ouvrent d’elles-mêmes. » Cette assurance technique permet d’oser proposer ses services, de tenir face aux questionnements, de se sentir légitime.
L’investissement et la prise de risque
« C’est un investissement autant en termes d’argent que de temps. Il y a évidemment une prise de risque », reconnaît Romain avec franchise.
Créer ou rejoindre un cabinet, se lancer en mobile, développer une activité parallèle… tout cela a un coût. Financier, bien sûr, mais aussi en énergie mentale et en charge de travail. Romain a dû investir pour monter ses trois cabinets. Emre jongle entre deux activités. Camille multiplie les engagements entre son poste, le COC et ses formations.
Guillaume apporte une nuance importante pour la mobilité : « Pas de loyer à prévoir, moins d’équipement. Le minimum viable, c’est un stock de montures, une mallette d’essai, et un réfracteur automatique. Après, on complète avec du matériel basse vision, des casques de réalité augmentée… » L’investissement reste bien inférieur à celui d’un magasin physique, ce qui rend le projet plus accessible.
Le conseil qui revient en boucle ? Ne jamais se lancer seul dans son coin. Comptable pour gérer les aspects financiers (Emre insiste : « Ça m’enlève vraiment une grosse partie »), avocat pour sécuriser le cadre juridique, franchise pour bénéficier d’un accompagnement, réseau professionnel pour échanger et apprendre des autres. S’entourer, c’est sécuriser sa prise de risque. Et c’est franchement moins angoissant.
Passer du salariat à l’entrepreneuriat
« Justement, je voulais ne pas être seul. L’avantage de la franchise, c’est qu’on part seul sur les routes, mais on a toujours le siège en support », explique Guillaume.
Devenir entrepreneur, c’est aussi changer de posture mentale. Gérer la comptabilité, prospecter de nouveaux clients, assumer seul ses décisions, encaisser les coups durs sans pouvoir se défausser sur un patron ou un siège. Guillaume le reconnaît avec honnêteté : « Je m’adapte encore aujourd’hui, après plus d’un an. C’est une adaptation continue. »
Pour lui, la franchise a été la solution idéale : l’indépendance sans la solitude totale. « On a un gros travail avec eux qui nous libère du temps administratif. Savoir qu’on peut passer un coup de fil à un collègue ou au siège, ça change tout. »
L’équilibre vie pro / vie perso : trouver son rythme
La question revient systématiquement, surtout quand on a des enfants en bas âge : comment tout gérer sans craquer ?
Camille a trouvé son système : « On se prévient systématiquement l’un l’autre. Notre agenda est commun, tout est noté. Je gère le matin, mon conjoint gère le soir. » Un agenda partagé avec son conjoint (lui aussi dans le métier), une répartition claire des tâches, une communication permanente.
Guillaume bricole au quotidien : « On essaye de tout bricoler pour être le maximum présent. C’est l’avantage d’être à son compte. Bon agenda, bonne coordination avec les grands-parents… » C’était d’ailleurs l’une de ses motivations principales pour devenir indépendant.
Romain confirme : « On partage nos emplois du temps. Ce n’est pas toujours facile, mais on s’en sort. »
Le secret ? Organisation, communication, compromis. Et surtout, accepter que ce ne soit pas parfait. Que certains soirs, on mange des pâtes devant un dessin animé. Que parfois, on jongle entre deux appels. Mais qu’au moins, on l’a choisi. on jongle entre deux appels. Mais qu’au moins, on l’a choisi.
Les clés pour oser le grand saut
Comment passer de l’envie à l’action ? Nos quatre intervenants partagent leurs apprentissages, sans langue de bois.
Se former : le sésame qui ouvre toutes les portes
« Le plus important, c’est de se former. À partir du moment où on est sûr de sa pratique, les portes s’ouvrent d’elles-mêmes. »
C’est le conseil n°1 d’Emre, répété par tous les intervenants.
Après le BTS opticien-lunetier, les possibilités sont multiples : licences professionnelles en contactologie ou basse vision, DU et masters à Saint-Étienne, congrès comme le COC, formations spécialisées en orthokératologie ou lentilles sclérales, e-learning…
Camille va plus loin : « Il faut savoir se remettre en question. La formation, ce n’est pas que retourner en cours. C’est se renseigner, regarder des vidéos comme celles d’OptoDay, aller au congrès… »
Pourquoi c’est si important ? Parce que la formation, ce n’est pas juste accumuler des diplômes. C’est gagner en confiance, se sentir légitime face aux autres professionnels de santé, et surtout proposer une vraie valeur ajoutée aux patients.
S’entourer : parce qu’on ne réussit jamais vraiment seul
« Un projet se monte rarement tout seul », affirme Romain.
Et tous les quatre en témoignent : l’entourage fait toute la différence.
D’abord, la famille et le conjoint. Pour le soutien émotionnel, le partage des contraintes du quotidien, l’encouragement dans les moments de doute. Camille et son conjoint partagent un agenda commun. Guillaume coordonne avec les grands-parents. Romain jongle avec sa compagne. Rien de glamour, juste du pragmatisme.
Ensuite, les professionnels. Comptable (Emre insiste : « Ça m’enlève vraiment une grosse partie »), avocat, conseiller bancaire. Ne pas hésiter à déléguer ce qu’on ne maîtrise pas.
Et puis, le réseau de pairs. Confrères opticiens, groupes WhatsApp de l’AOF, franchises comme Les Opticiens Mobiles, anciens de promo. Guillaume le dit clairement : « Savoir qu’on peut passer un coup de fil à un collègue ou au siège, ça change tout. »
Enfin, les mentors et figures inspirantes. Emre cite Jean-Charles Allary, référence en optométrie. Ces personnes qui ont tracé le chemin avant vous et peuvent vous éviter certains écueils.
« L’environnement a un impact sur mon quotidien », résume Romain.
S’entourer, c’est sécuriser sa prise de risque, apprendre par l’échange, tenir dans les coups durs, et célébrer les réussites.
Oser sauter : accepter l’inconfort de la nouveauté
Tous l’ont fait. Tous ont eu ce moment charnière où il a fallu y aller.
« À un moment, il faut se lancer. De toute façon, au bout d’un moment, il faut sauter dans le vide et il faut y aller », déclare Emre.
Romain tempère : « Il y a une prise de risque, mais si on est entouré, qu’on a le bagage théorique et l’expérience pratique, normalement ça se passe bien. »
L’audace ne signifie pas l’inconscience. Elle signifie prendre un risque calculé, se lancer même sans avoir toutes les réponses, accepter l’inconfort, et faire confiance en son parcours.
Guillaume conclut avec humour : « Ça fait partie du jeu, l’excitation de l’entrepreneuriat ! »
Il y aura des doutes. Des moments où vous vous demanderez si vous avez bien fait. Mais tous les quatre confirment : une fois le cap passé, on ne regrette pas.
Cultiver sa curiosité : la clé pour ne jamais s’enfermer
« Ce qui m’a été primordial, c’est la curiosité. J’ai pris le temps de me renseigner, de poser des questions, de passer des coups de fil, de demander des avis », raconte Guillaume.
Être curieux, c’est observer d’autres parcours comme ceux présentés dans ce webinaire. C’est tester avant de s’engager avec des journées découverte, des stages, des immersions. C’est poser les questions qui vous trottent dans la tête, même si elles vous semblent « idiotes » (spoiler : elles ne le sont jamais). C’est participer aux événements pros – le COC, les webinaires, les salons. C’est suivre les comptes inspirants comme OptoDay ou l’AOF.
Guillaume conclut : « Je ne ferme jamais de portes. La vie fait qu’on peut toujours être amené à droite ou à gauche. Et ce que je sais, c’est que si je retournais en magasin, je travaillerais différemment. »
Cette phrase résume tout : évoluer ne signifie pas renier d’où on vient. C’est enrichir sa pratique, élargir sa vision du métier. Et même si on revient à la case départ, on n’y revient jamais vraiment de la même façon.
Votre carrière d’opticien vous appartient
Emre, Guillaume, Romain, Camille : quatre parcours différents, une même satisfaction professionnelle.
Du cabinet d’ophtalmologie à l’optique en mobilité, de l’industrie à l’entrepreneuriat, ils prouvent que le métier d’opticien est loin d’être figé. Que le BTS opticien-lunetier n’est pas une fin en soi, mais un formidable point de départ. Et qu’évoluer, c’est faire rayonner ses compétences autrement.
Vous avez le droit de changer, de tester, d’évoluer. La formation, l’entourage et l’audace sont vos meilleurs alliés.
Le reste, c’est de la curiosité, de l’organisation, et un peu d’audace.
Et vous, où vous voyez-vous dans 5 ans ?
Peut-être sur les routes, pour faciliter l’accès à la santé visuelle de vos patients. Ou peut-être en cabinet, pour exercer vos compétences d’optométriste. En train de créer votre propre projet. Ou bien dans un parcours que vous vous serez inventé ! Une chose est sûre : le champ des possibles est infini !